école des mémoires mémoire d' écoles

De tout temps, l’école a été impactée par les événements contemporains . Non seulement elle n’a jamais cessé de fonctionner, mais même en temps de crise, elle a pris le rôle de témoin de ces bouleversements sociétaux. Les Archives départementales ont parfois conservé la trace de ce regard particulier sur des périodes de grands chamboulements et vous proposent de réfléchir, en miroir, sur ce que nous vivons aujourd”hui. Une expérience à vivre pour les enfants, mais aussi pour les enseignants.

Une adaptation de cette activité numérique peut être animée par les enseignants dans la salle du service éducatif des Archives en complément à une visite. Pour toute demande ou réservation , n'hésitez pas à utiliser le formulaire d'accompagnement dans le montage de vos projets

Mémoire d'histoire à l'école

Les Archives départementales de l’Aude gardent en leur sein deux trésors qui montrent le rôle de l’école dans la constitution de la mémoire du moment.


La première guerre mondiale: les cahiers d’instituteurs audois 1914-1918


A la demande du recteur de l’académie de Grenoble, puis étendu au territoire national par le ministre de l’éducation, les instituteurs tenaient de vrais journaux de guerre pour leur village. Découvrez leur histoire:

La seconde guerre mondiale:le classeur des écoliers de Tournissan 1936-1940


Les Archives départementales de l’Aude conservent le classeur original des écoliers de Tournissan, qui est un recueil de textes rédigés par des élèves entre 1936 et 1940, sous la direction de leur instituteur, Jean Puget. Ces textes ont été retrouvés dans un classeur sans titre, dans le grenier de l’école normale de garçons Carcassonne, par hasard avant d’être transmis aux Archives.

L’école de Tournissan

Tournissan est un petit village audois proche de Narbonne qui possède une école à deux classes : la classe enfantine ( 5-6 ans) et le cours élémentaire ( 7-9 ans) de Madame Puget, et la classe cours moyen (9 -11 ans)  et supérieur de Monsieur Puget. Il y a une cinquantaine d’élèves dans l’école. Dès 1939-40, on regroupe les grands et les petits dans une même classe.
 

La pédagogie de l’école de Tournissan

Madame et Monsieur Puget sont des adeptes de la pédagogie active de Célestin Freinet. Ils veulent éduquer et non instruire, développer l’esprit curieux des enfants, leur culture individuelle. C’est dans cette optique que Monsieur Puget met en place son classeur: chaque élève (ou un groupe) rédige un texte sur le sujet étudié ou demandé par l’instituteur. La meilleure rédaction a le droit de figurer dans le cahier, le texte étant recopié avec soin, avec signature de l’auteur et son âge.

Le contenu du classeur


Il se compose aussi bien de textes que de dessins. Ceux-ci évoquent l’histoire locale, au cœur de la vie courante, et il n’y a pas de censure. Les élèves s’expriment en totale liberté, ce qui peut surprendre quand on connaît le régime de Vichy.
Ces textes n’étaient pas notés, les élèves étaient motivés par le désir de plaire à leurs camarades et que leur texte soit choisi pour intégrer le classeur, d’y figurer dignement, avec une belle écriture et sans faute.

Télécharger des ressources pour travailler sur le classeur de Tournissan en classe

Histoires de mémoires à l'Ecole

Les productions

Depuis le lancement de cette initiative, plusieurs établissements scolaires ont répondu présents à notre appel. Ils ont produit des Archives de confinement depuis leur établissement  ou en atelier aux Archives, notamment lors des Journées Européennes du Patrimoine 2020 , où certaines productions ont été également exposées. Voici une sélection de ces productions.

 

Mémoires de confinement à l’école : écrire ses mémoires pour transmettre son histoire.


S’écrire, après la période difficile que nous venons de traverser, converge vers plusieurs bénéfices pour nos élèves mais aussi pour nous-mêmes, parents, enseignants et parfois même les deux en même temps.


Ecrire ses mémoires permet de mieux se connaître soi-même. Comment nous avons, chacun, différemment, fait face à cette situation ? Quels sentiments nous avons développé ? Avons-nous nourri ou pas nos peurs ? Mieux se connaître augmente également notre confiance en soi. Cette période de confinement nous permis de mesurer les épreuves surmontées. Faire classe à des élèves en distanciel pour les enseignants, organiser sa semaine de travail scolaire pour les élèves, se transformer en professeurs pour les parents sont autant d’obstacles que nous avons, chacun, du affronter et dépasser.


S’écrire, transmettre son histoire, est aussi un moyen de nous relier à notre histoire familiale. Nous avons vécu pendant deux mois en vase clos, au sein de la cellule familiale. Notre famille qui offre à la fois la protection d’un cocon mais aussi l’oppression d’une prison. C’est pourtant dans cet univers fermé que nous avons appris à mieux connaître nos proches, à nous interroger sur ce qui reste l’essentiel.


Enfin, s’écrire permet de s’interroger sur qui reste d'essentiel à accomplir maintenant que le confinement touche à sa fin. Quels sont maintenant mes rêves, mes projets ? Comment cette expérience les a changé, les a confirmé ?

Mes mémoires de confinement à l’école : comment faire partie de l’histoire ?

Nous vivons aujourd’hui, avec le confinement, une période exceptionnelle, dont il s’agit de garder une trace pour l’histoire. Nous proposons aux établissements scolaires, enseignants et élèves d’y contribuer en nous confiant vos « mémoires du confinement ».

Un appel à témoignages


Vous avez pu voir deux exemples de volonté de transmettre la mémoire à différentes époques dans les établissements scolaires, en l'occurrence la Première et la Seconde Guerre mondiale.

Dans le contexte de confinement généralisé de la population que nous traversons actuellement, il est donc également possible d’entreprendre une démarche similaire, afin de garder la mémoire de ce moment particulier et de partager son quotidien. 

Les Archives départementales de l’Aude vous proposent donc de raconter vos mémoires de confinement : racontez-nous vos pensées, la façon dont vous vous occupez, les moments importants passés seul, en famille ou avec les personnes qui partagent le confinement avec vous…Partagez vos inquiétudes, vos espoirs, les initiatives de solidarités auxquelles vous avez contribué. Vous pouvez aussi évoquer le rôle de l'École dans votre confinement , les difficultés de faire classe ou de participer à une classe virtuelle,... Toutes les joies et les peines d’être un professeur, un élève ou tout simplement une personne pendant le confinement.


Votre témoignage, individuel ou collectif sur une classe ou un établissement, peut être réalisé sous forme:

  • de textes (carnets, cahiers, feuilles volantes, lettres...),
  • mais aussi de photographies,
  • de dessins,
  • de vidéos,
  • ou d’enregistrements sonores ou musicaux.
  • Et de toute autre forme créative….

N’oubliez pas de signer vos témoignages en indiquant votre nom, prénom , établissement , classe .


Et après ? 


Une fois le confinement terminé, les documents confiés aux Archives départementales pour une conservation définitive, sous forme de don ou de dépôt, ou prêtés pour numérisation avant restitution, viendront enrichir les sources historiques départementales à destination des générations futures. 

Ils seront mis à la disposition du public sur la base de règles de communication et de diffusion fixées en accord avec leurs auteurs.

Ils pourront en outre être valorisés dans le cadre d'opérations spécifiques.

Comment déposer ses mémoires de confinement?


Vous pourrez déposer vos mémoires de confinement aux Archives dès leur réouverture au public,
Vous pouvez dès maintenant déposer en ligne toutes vos mémoires de confinement au format numérique en complétant ce formulaire.
 

Déposez vos mémoires de confinement
Adresse (requis)

Nous reprendrons contact avec vous afin de déterminer la nature de votre don aux archives. 

Veuillez préciser le contexte de cette collecte de mémoire:  la classe , la liste des participants...

Vous pouvez déposer jusqu'à 30 fichiers. Au delà, il faut faire une autre soumission de formulaire. 

Un seul fichier. Limité à 100 Mo. Types autorisés : gif, jpg, png, bmp, tif, txt, pdf, doc, docx, avi, mov, mp3, wav, zip.

Les informations recueillies à partir de ce formulaire proviennent de leur communication volontaire par les personnes physiques et sont nécessaires au traitement de votre demande. Seuls les services du Département concernés y ont accès. Elles sont conservées exclusivement par les archives départementales le temps nécessaire à la gestion du projet. Vous disposez de droits sur les données vous concernant ; vous pouvez l’exercer, soit en sollicitant les archives départementales pour obtenir la destruction de votre témoignage et des données personnelles associées (archives@aude.fr), soit en contactant le délégué à la protection des données du département de l'Aude (dpo@aude.fr).

J'autorise la publication, anonyme de mon témoignage, sur le site des archives départementales de l'Aude