Retrouvez l'histoire mouvementée de la lutte entre deux villages audois, Conques-sur-Orbiel et Villegailhenc, à propos d'un territoire partagé et contesté pendant des siècles.
Au XVIIIe siècle, l’accroissement de la population, le développement des villes et des industries appauvrissent encore les forêts. Le bois est alors de plus en plus rare et cher. La Révolution vient mettre à plat les anciens privilèges et restaure la liberté d'exploitation forestière, ce qui conduit au pillage de la forêt, jusqu’à la réorganisation de la gestion forestière en 1827. Les forêts audoises n’échappent pas à cette nouvelle réorganisation ni, quelques décennies plus tard, au processus de reconstitution des massifs forestiers.
Les XIIIe et XIVe siècles semblent marquer un tournant dans l’exploitation forestière. L’espace boisé diminue et devient un enjeu économique nouveau. Les forêts d’Ancien Régime, qu’elles soient la propriété des communautés villageoises, du roi, du clergé ou des seigneurs, sont grevées de droits d’usage qui commencent à être attaqués au XVIIIe siècle.